Le château de Bruchsal


Un peu au nord de Karlsruhe, l’extraordinaire et immense ensemble baroque du château de Bruchsal, résidence des quatre derniers Princes-Evêques de Spire (Speyer), a été bâti de 1720 à 1772 sur l’ordre de Damian Hugo von Schönborn. La décoration intérieure de style rococo fut terminée sous le règne de son successeur.

Presque complètement détruit, comme la ville elle-même, en 1945, il n’en resta que quelques vestiges, au point que la question se posa de sa reconstruction, commencée cependant dans les années cinquante. Il fallut attendre 1975 pour la réouverture officielle du site qui comporte de multiples bâtiments dont certains sont attribués à des services administratifs, et qui conserve la structure des jardins à la française et un parc romantique aménagé au XIXè siècle.

L’essentiel du site accessible au public est constitué par le corps central dont l’escalier monumental avait été dessiné et réalisé par Balthasar Neumann, le plus célèbre des architectes du baroque allemand, et où certaines salles sont restaurées

L’originalité du château de Bruchsal est sans conteste le formidable Musée allemand des Automates à musique, réorganisé en 2003, et qui montre plus de 500 pièces, du premier coucou rudimentaire aux imposantes et luxueuses « machines-orchestres », tout en présentant la grande diversité des techniques employées, du rouleau à aiguilles à la programmation électronique en passant par le carton perforé, les soufflets ou le simple mécanisme à engrenage.

La visite, dont une partie peut s’accomplir seul, sur trois étages, est un enchantement par l’ingéniosité des inventeurs-constructeurs, la beauté formelle des pièces présentées, ...

...la richesse de la mise en scène - ici la reconstitution d’un cabaret - la convivialité des guides qui mettent en marche beaucoup de ces trésors pour le plus grand plaisir des auditeurs.


Quelques pièces présentées :






Konrad Adenauer avait l’habitude de convier ses invités à une petite récréation musicale en s’installant au piano. Tout le monde savait-il que le beau piano à queue était automatique ?


Si vous en avez l’occasion, ne ratez pas Bruchsal !


Jean Pierre Landais
Jp2L - octobre 2012


Retour au menu